La Métaphore du Couteau

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Un internaute nous a transmis ce texte que nous partageons volontiers avec vous : 

Alors qu’il se rendait à pied à son travail, un chirurgien passa devant une boucherie-charcuterie.  A travers la vitre, il aperçut le boucher en train de découper des tranches de viande à l’aide d’un grand couteau. A cette vue, il eut une pensée quelque peu saugrenue. « Ce couteau, se dit-il, fait partie du matériel chirurgical. De toute évidence, il a été dérobé. Il convient donc de le récupérer ! » Aussitôt, il entra dans la boutique. Quand il en ressortit, il avait un sourire de satisfaction. Un peu plus tard dans la matinée, il pointait le couteau en question vers le ventre d’un patient devant être opéré d’une hernie. Surprise et effrayée, une infirmière ne put s’empêcher de s’écrier : « Mais c’est un couteau de boucher ! » Notre homme lui répondit : « Détrompez-vous. Il s’agit d’un couteau de chirurgien. Un boucher l’avait volé pour s’en servir. Je le lui ai repris ; il le fallait absolument. Regardez comme il incise bien… » L’infirmière resta sans voix, mais à tout jamais convaincue qu’utiliser un couteau à viande dans un bloc opératoire c’est jouer au boucher et non au chirurgien.

Les leaders de l’Eglise de Bethel à Redding en Californie ont un raisonnement qui fait beaucoup penser à celui du chirurgien de la métaphore. Ils enseignent que le diable a volé à l’Eglise un certain nombre de pratiques que les chrétiens doivent  récupérer en les faisant leurs à nouveau. Au nombre de celles-ci, le yoga, les tatouages, le fait de s’allonger sur les tombes de chrétiens qui ont marqué leur temps, cela afin de « recevoir leur onction » comme par capillarité.

Ainsi voit-on de plus en plus d’Eglises préconiser un yoga qui n’est pas dit « oriental » ou « du New-Age » mais qui est présenté comme « le saint yoga » ou « le yoga chrétien ». L’argument est que ce yoga, à la différence de « l’autre », est tourné vers le Saint-Esprit. Quoi qu’en dise ceux qui préconisent « le saint yoga », c’est toujours du yoga ; exactement comme le couteau de la métaphore : planté dans la chair du patient ou dans de la viande de bœuf, c’était toujours un couteau de boucherie.

Même chose concernant les tatouages dits « chrétiens » ou « évangéliques » auxquels cèdent de plus en plus de jeunes. Dieu nous interdit de faire des incisions dans la chair, « un point, c’est tout. ». Il ne nous dit pas: « Excepté si c’est pour moi ou pour témoigner de moi que vous le faites. »

Même chose, bien évidemment, concernant  l’onction « remontant  des tombes ». Pensons- nous que des hommes de Dieu comme Spurgeon, George Müller, Maurice Rey ou Derek Prince auraient signé une autorisation permettant de venir s’allonger plus tard sur leurs sépultures ?

Bill Johnson reprend également régulièrement cet argument au sujet de pratiques du Nouvel Age (voir cette page).

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