Sozo – aperçu

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Note : la présente page donne un aperçu du Sozo et des dangers.

Un autre article, rédigé par une personne qui a vécu un Sozo, fournit des informations détaillées sur la méthode : cliquez ici.

Le Sozo, issu de l’église de Bethel également, se veut un ministère de guérison et de délivrance.

Il est présenté, sur le site de Sozo France comme :

Un ministère de guérison et délivrance, issu de l’église de Bethel à Redding en Californie, il est sensé aider les personnes à recevoir le « kit » complet du salut, de la délivrance et de la guérison.

L’objectif est que la guérison des blessures du passé puisse briser les forteresses, remplacer les mensonges par la vérité et fermer les « portes » qui donnent accès à l’ennemi (Satan).

Sozo est simple, rapide, efficace et guidé par l’Esprit.

Sozo décèle les racines des problèmes en quelques minutes au lieu de nécessiter des années.

Sozo aide à guérir votre relation avec Dieu pour vous permettre d’accomplir votre destinée.

Le tout est supervisé et contrôlé par les dirigeants de l’église de Bethel, Theresa Liebscher et Dawna de Silva.

Il est aussi indiqué que le mot grec sozo est utilisé 110 fois dans le Nouveau Testament et qu’il signifie « sauver », « guérir », « délivrer ».

Que nous dit la Bible à propos de cette méthode ? Rien.

Le mot sozo dans la Bible n’est pas lié à une méthode. Voici les versets qui sont cités sur la page internet de Sozo, pour démontrer l’usage du mot sozo :

Le salut : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.  »  (Romains 10 : 9) 

La guérison : « Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même. »  (Matthieu 9: 22) 

La délivrance : « Ceux qui avaient vu ce qui s’était passé leur racontèrent comment le démoniaque avait été (libéré) guéri. »  (Luc 8: 36)

On cherche donc à nous faire croire que cette méthode est biblique, il n’en est rien. Mais de quoi s’agit-il ?

Les sites liés à ce « ministère » sont très avares en explications. Heureusement de nombreux témoignages sont disponibles sur internet, y compris de personnes ayant exercé ce « ministère ». J’ai obtenu également des informations d’une connaissance qui a suivi la formation pour ce « ministère ».

Ce document donne aussi quelques informations[1]. Vous remarquerez en particulier qu’ils indiquent en bas de page qu’un scientifique japonais du cerveau, présenté comme chrétien, aurait découvert que le son d’un battement de mains brise l’onde qui connecte le cerveau à l’esprit. Il s’agit de théories typiques du Nouvel Age (New Age) dont Bethel Church est très adepte. Ils ont d’ailleurs publié un livre intitulé « Physics of Heaven » (La physique du ciel) qu’ils présentent comme l’exploration des mystères de Dieu dans le son, la lumière, les vibrations et la physique quantique.[2] Voir la page “Influence du Nouvel Age”.

En résumé, le Sozo consiste à utiliser l’hypnose pour que la personne puisse remonter dans sa vie et trouver des faits qui auraient occasionné des blessures, puis de « fermer ces portes ». Le tout se termine par le pardon.

Ceci n’est en fait qu’une thérapie par régression, dont le nom a été changé en Sozo pour faire chrétien. Une pratique qui n’est pas nouvelle à l’église de Bethel (Redding), ils utilisent également la méditation transcendantale, qu’ils ont renommé « soaking » (se tremper – absorber).

Qu’est-ce que la thérapie par régression ? Cherchez avec un moteur de recherche sur internet et les sites qui s’affichent en première page sont : voyant.ch, reincarnation.ch, hypnose spirituelle, etc.

Rien de vraiment chrétien. Ce que ne dit pas l’église de Bethel non plus, c’est que cette méthode s’utilise non seulement pour remonter dans sa vie actuelle, mais aussi dans les vies antérieures, bien qu’à notre connaissance le Sozo se contente de remonter dans la vie actuelle.

Voici le témoignage du Dr Weiss :

Catherine a 23 ans lorsqu’elle se décide à venir consulter le Dr Weiss, un professeur de psychiatrie, diplômé de la prestigieuse Yale Medical School, et chef d’un service hospitalier de psychiatrie à Miami. Nous sommes en 1980. « J’avais déjà publié trente-huit papiers scientifiques et je ne faisais confiance en rien qui ne pouvait être prouvé par la science », confie le psychiatre dans son livre De nombreuses vies, de nombreux maîtres. Catherine souffre de phobies terriblement paralysantes. Elle a peur de l’eau, de s’étouffer, de prendre l’avion, du noir, de la mort. Les premiers dix-huit mois, le Dr Weiss utilise des méthodes thérapeutiques conventionnelles pour aider la jeune femme à guérir de ses symptômes. Cependant, il n’est pas satisfait par les résultats qu’il obtient. « Quand rien de tout cela ne parut marcher, j’ai essayé l’hypnose. »

Lors de sa première régression hypnotique, Catherine retrouve un événement traumatisant chez le dentiste à l’âge de 6 ans. Puis elle se souvient d’avoir été poussée d’un plongeoir dans une piscine. Elle avait alors bu la tasse et avait eu peur de se noyer. Le pire de tous les souvenirs se déroule alors qu’elle a 3 ans. Elle se réveille en sursaut dans la nuit. Il fait noir. Son père, saoul, est dans la chambre. Il lui fait subir des attouchements en mettant sa main sur sa bouche pour l’empêcher de crier. Catherine vit beaucoup d’émotions en racontant tout cela et le Dr Weiss pense avoir trouvé la source de ses problèmes. Il s’attend à une amélioration des symptômes. « Nous avions retrouvé de nombreuses raisons qui pouvaient expliquer ses peurs d’étouffer, de l’eau, du noir. » Toutefois, malgré ces remémorations, les troubles pathologiques de Catherine n’évoluent pas. Le Dr Weiss décide de continuer avec l’hypnose. 

Lors d’une nouvelle séance, il demande à sa patiente de « revenir au moment où ses symptômes ont commencé ». Il confiera que rien dans son parcours professionnel ne l’avait préparé à ce qui allait se produire. « Je vois des marches blanches qui mènent à un bâtiment, un grand bâtiment blanc avec des colonnes. » Catherine se retrouve dans une scène qui semble être d’un autre temps. Le Dr Weiss, un peu confus, lui demande quel est son nom et en quelle année elle se trouve. Elle se décrit comme une jeune femme blonde habillée d’une longue robe blanche du nom d’Aronda. Elle dit être en 1863 avant J.-C. Bien que pris de court, le psychiatre poursuit l’accompagnement de cette patiente en régression. Catherine continue à décrire avec beaucoup de détails une scène anodine d’un petit village qui se trouve dans une vallée aride. Aronda a 25 ans, elle a une petite fille. « J’étais interloqué, mon estomac était noué, j’avais l’impression d’un grand froid dans la pièce, raconte le Dr Weiss. J’avais déjà examiné des milliers de patients, beaucoup sous hypnose. Je n’avais jamais rencontré de tels récits avant – même pas en rêve. » (…)[3]

Il est précisé un peu plus loin que la patiente a été guérie de ses peurs.

Si vous souhaitez prendre connaissance d’autres exemples d’expériences de cette technique, voici un lien[4].

En tant que chrétien nous savons qu’il n’y a pas de vies antérieures, donc ce qui se passe ici n’est clairement pas la réalité. Soit c’est une pure invention, soit c’est le travail d’esprits qui ne sont pas de Dieu.

Une scientifique de l’Université de Washington a conduit plusieurs études sur la création de fausses mémoires. Elle a pu démontrer qu’il est aisé par les processus de l’hypnose ou d’autres techniques de suggestion d’implanter des mémoires d’abus inexistants.[5]

A la fin des années 80, début des années 90, cette méthode de la régression commençait à se répandre aux Etats-Unis. Plusieurs procès retentissants ont heureusement freiné très fortement le développement de cette méthode.

Un des exemples les plus marquants est les accusations d’une jeune femme, suite à une telle thérapie reçue dans une église du Missouri, contre son père (pasteur) qu’elle accusait de l’avoir violée régulièrement entre l’âge de 7 et 14 ans. Elle avait développé des mémoires de sa mère aidant parfois en la maintenant contre le sol. De même elle avait développé des mémoires de deux avortements pratiqués par son père au moyen d’un cintre. Son père a dû évidemment démissionner lorsque ces faits sont devenus publics.

En réalité, un examen médical a démontré que la jeune femme de 22 ans était vierge et qu’elle n’avait jamais été enceinte. De plus, son père avait subi une vasectomie alors qu’elle avait 4 ans. L’église a dû verser un dédommagement à la famille à hauteur d’un million de dollars. Ce cas s’est réglé par un arrangement entre les parties. D’autres cas ont été jusqu’au procès et les jurys ont octroyé des dommages à hauteur de plusieurs millions de dollars.

Mais il y a tous les cas où il n’est pas possible de prouver les fausses allégations. Internet regorge de témoignages de parents qui n’ont plus de contact avec leur fils ou fille suite à de telles thérapies, le Sozo de Bethel étant de nombreuses fois mentionné.[6] [7] Des familles et des vies sont donc brisées des suites de ces pratiques.

Bien entendu il y a également des témoignages positifs. Sinon le Sozo n’aurait aucune chance de se développer. La question est de savoir comment vont évoluer ces personnes. Ce qui est présenté comme une délivrance est en fait un lien. On trouve des témoignages de personnes qui après avoir « reçu » (c’est payant…) un Sozo, voient dans tous les problèmes qui leur arrivent, toutes les maladies qu’elles pourraient avoir, un lien avec le passé. Elles retournent donc pour poursuivre la délivrance et deviennent ainsi dépendantes de cette méthode.

Ce qui est surprenant c’est que l’église de Bethel prêche d’un côté la guérison acquise pour chacun à la croix. Guérison qu’ils indiquent se réaliser par des miracles. Dans le même temps ils cherchent la guérison au moyen de sons, de diapasons, de « mise à terre » du corps, etc…

Pour des informations détaillées sur la méthode du Sozo, vous pouvez consulter cet article (cliquez ici)

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